Comment ces guides sont faits
Ils sortent de mandats réels, d'exercices joués et de reprises conduites pour de vrai. Trois formats, un seul standard : ce qui suit explique ce qu'on y met, et ce qu'on refuse d'y écrire.
Quatre guides de résilience. Un sujet, neuf ou dix chapitres, et trois niveaux de lecture filtrables à l'écran. On les ouvre pour comprendre et pour décider.
Vingt-sept Crisis Guides. Onze fiches en quatre phases, méthode CAPE : cerner, anticiper, piloter, évoluer. On les imprime vierges et on les remplit en atelier, environ une heure par fiche, à trois à six personnes. Au bout des onze fiches, le plan est écrit.
Deux blocs de fiches d'orientation, Québec et France, pour les auditeurs et les contrôleurs internes. Douze fiches à trois colonnes, et une posture non normative tenue d'un bout à l'autre.
Dans un guide à lire, chacun sa profondeur
Les quatre guides de résilience déclinent chaque chapitre à trois profondeurs, filtrables par trois boutons en haut de page.
Pour qui doit comprendre vite, sans être du métier : le dirigeant, l'élu, le gestionnaire d'un service qui n'est pas informatique. Phrases courtes, aucun jargon, et la seule question à poser à son équipe en sortant.
Pour qui arbitre : les points à regarder, les chiffres à contester, ce qui coûte cher si on l'ignore. C'est le niveau qui transforme une lecture en décision, et il tient en une liste.
Pour le praticien : les procédures, les pièges déjà payés, les sources normatives, et ce qui se passe avant, pendant et après. Un volet qui se déplie, pour ne pas alourdir la lecture des deux autres.
Six principes, tenus à chaque guide
Aucun chiffre inventé
Un pourcentage sans source ne survit pas à la relecture. Les guides passent par une relecture adversariale dont le seul mandat est de trouver ce qui est faux : les chiffres non sourcés, les normes mal citées, les affirmations qui sonnent bien et ne tiennent pas.
Les normes citées au bon article
Dire « la norme l'exige » sans savoir où engage la crédibilité de qui le dit. Les références sont vérifiées article par article, et la différence est faite entre ce qu'une norme exige et ce qu'un guide de bonnes pratiques recommande.
Rien qui ne serve le jour venu
Un guide n'est pas un cours. Chaque section doit répondre à une question qu'on se pose vraiment pendant un incident, ou à une décision qui se prend à froid. Ce qui n'a rien à dire reste une phrase, pas un chapitre.
Un seul fichier, qui marche hors ligne
Le jour d'une panne, un guide hébergé quelque part ne vaut rien. Chaque guide est un fichier complet et autonome : polices comprises, sans appel à Internet. On l'enregistre, on l'imprime, on le range sur une clé.
Il s'écoute autant qu'il se lit
Chaque chapitre porte un bouton de lecture à voix haute, avec réglage de vitesse. C'est le format qui sert en déplacement, et celui qui rend le contenu accessible à qui lit difficilement à l'écran.
Gratuit, et sans mot de passe
Rien n'est payant, et rien n'exige de créer un compte. Les quatre guides de résilience s'ouvrent sans rien donner. Pour les vingt-neuf autres, une adresse de courriel suffit : vous recevez un lien, et l'appareil reste ouvert. Pas de mot de passe à retenir, pas de suivi individuel.
Ce que vous trouverez à l'ouverture
Les mêmes outils, d'un guide à l'autre, pour qu'on n'ait jamais à réapprendre à s'en servir.
Un guide ne remplace pas un exercice joué
Il donne la méthode et le vocabulaire. Ce qu'il ne peut pas faire, c'est mettre votre équipe sous tension et révéler ce que personne n'avait prévu. Pour ça, il faut une salle et une journée.